Vos courriers

Par mail

Objet : comme promis, impressions…
Bonjour à vous !
Voici de quoi remplis votre dossier de « pressés de revoir votre spectacle ».
Impressions d’une enseignante, maman de trois jeunes enfants et spectatrice à part entière :
Avant le spectacle, on se dit qu’on va voir une histoire de plus de sorcière, c’est très vague, ça ne peut que plaire.
Après le spectacle, on a vu une histoire extraordinaire, d’une sorcière prénommée Ephémère, qui nous laisse une impression de bonheur bien durable, loin d’être fugace.
Chansons, danses, dialogues se succèdent dans un tourbillon coloré, poétique, humoristique. La course aux adjectifs peut s’ouvrir, chacun trouve du plaisir à la pelle dans cette comédie musicale qui entraîne les spectateurs dans un univers onirique où les petits et moins petits sont ravis.
E-fée-mère : c’est une autre orthographe possible qui résume bien la magie rassurante émanant heureusement sur CD depuis peu.
Et l’histoire, dans tout cela ? Confiez votre soif d’émerveillement aux trois comédiens, dont le metteur en scène, auteur-compositeur, dit Dom-Dom. C’est un nom de gentil sorcier dont la potion créatrice atteint son objectif : le plaisir évident des artistes et celui du public se mêlent rapidement et ne dont qu’un pour longtemps.
Longue vie à Ephémère !

Objet : commentaires sur votre spectacle

Bien… il faut dire, j’avais peur de m’ennuyer en accompagnant mes enfants… et puis… NON !!!! Je me suis régalée. C’était mignon, romantique, simple, rythmé, chantant, rigolo, effrayant… tout ça à la fois !
Mon fils de 8 ans a adoré et ma grande de 10 était aux anges…
Et pourtant, elle m’a avoué, elle aussi, qu’elle avait peur de s’ennuyer quand elle a vu la « marmaille » des petits qui avaient envahis la salle de Rognas !

C’est fantastique l’énergie positive que les trois acteurs dégagent et la bonne morale qui ressort de l’ensemble de cette belle histoire.

Les tours de magie étaient parfaits… bref, je vous fais une super pub parce qu’on a A-DO-RE !!!!

Bonne continuation… et on regrette vraiment de pas être venus vous voir plus tôt !

Par courrier

Cher Monsieur,

Peut-être vous souvenez-vous de votre rencontre dans la rue, dimanche, je crois, avec deux petits-enfants et leur grand-mère. Nous avions longuement évoqué « Ephémère » et vous nous aviez gentiment offert deux places pour revoir Crocdur, ce que nous avons fait hier.

J’ai d’abord envie de revenir à « Ephémère ». J’avais oublié de vous parler d’un point très émouvant aussi dans le personnage de Germione qui perd la mémoire, n’y arrive plus, mais chez qui la douleur de son bel amour d’enfance massacré (l’amour et l’homme) est bien vivante et que, après avoir été oubliée être rappelés à l’heure de la détresse est sans doute revalorisant, mais pas complètement consolant… Son attachement pour la petite fille redit aussi que l’amour qu’on porte à ses enfants n’a pas nécessairement à voir avec la génétique et faire appeler Germione « marâtre » par sa protégée est finement iconoclaste en revenant quasi au sens premier et en balayant (avec un balais qui fonctionne !) le sens péjoratif qu’a pris le mot maintenant.

Enfin tout ça pour dire que si « Ephémère » a tellement d’impact sur petits et grands c’est par la résonance que cette pièce trouve en eux. C’est, je pense, du très bon théâtre, un beau texte, fond et forme, une mise en scène qui le sert, des interprètes (en particulier 1ère monture, mais aussi 2nde) qui offrent, sans frime, de la « belle ouvragée. Merci.

En revoyant Crocdur je me suis rendu compte que j’avais oublié beaucoup de détails. Pas les enfants, surtout Daruis qui se souvenait que « Jacquot remontait du fond de l’eau dans les étoiles ». C’est un bon spectacle, très bien ficelé, très drôle, plein d’humour (la haute subtilité de Santé/Sentez pas des pieds  » a totalement échappé sur le coups à mes deux enfants, mais, après l’exégèse grand-maternelle, leur a paru d’une admirable finesse et se verra sans doit récupérée à toute occasion comme le jus d’escargot ou la petitesse d’un coeur de banquier !).

Je crois que les spectateurs ont été très heureux pendant ce spectacles, c’était palpable.

Du donc mêmes thèmes dans ces deux pièces : qui suis-je ? pour moi ? pour les autres ? L’argent oui, mais pas à n’importe quel prix (l’infâme rival de Dutroc, la patronne de l’estaminet, et même Germione qui laisse partir Ephémère et Dutroc qui veut se rembourser sur son dos, mais ces derniers ont des remords et il leur sera beaucoup pardonné !) Le renoncement aux préjugés, l’acceptation de la différence. Deux belles pièces pour ouvrir les esprits et les coeurs sans jamais de prêche-prêcha, et jamais racoleuses.

Vous disiez à la fin du spectacle que des commentaires vous intéressaient, vous voilà servi !!

Bon vent à toute l’équipe !

Danielle L.